Fiche de l'auteur

Martin Frédérique

 

Yves Charnet

 

 

 

 

 

 

Frédérique Martin est présidente du jury du concours de la nouvelle du Crous de Toulouse depuis 1999, après en avoir été membre pendant trois ans. Membre du Prix du jeune écrivain de Muret, elle participe aux comités de lecture et au pré-jury du concours francophone en direction de la jeunesse ; elle est également membre des comités de lecture pour le Prix des cinq continents, qui récompense un auteur francophone publié – prix organisé par le Prix du jeune écrivain et l’Agence gouvernementale de la Francophonie. Enfin, elle participe au jury du concours de nouvelles organisé par la revue L’Encrier renversé à Castres.

Frédérique Martin anime des ateliers d'écriture dans divers lieux (collèges, lycées, bibliothèque…). Elle donne régulièrement des lectures : celle, notamment, de Papier du sang, sur une musique originale de Christophe Haunold (accordéon et piano) ; ou encore, avec Hélène Duffau, la lecture croisée de Femme vacante (F. Martin, Pleine Page) et de Combat (H. Duffau, Gallimard).

Frédérique Martin a été lauréate des bourses d'écriture 2005 du Centre régional des lettres Midi-Pyrénées pour son œuvre publiée et pour son projet d'écriture romanesque, dont Femme vacante est l'aboutissement.

 

Frédérique Martin a publié :

  • Sur mesure, Éditions Rafaël de Surtis, 2001.
  • Une lettre pour le vieux Tolly Hope, éd. Kerdore Siloë, 2001.
  • Erratum in Dernières nouvelles de Palaiseau, HB éditions, 2002.
  • Comme si je t'avais faite in Les belles palissades, éd. Gros Textes, 2002.
  • La morsure in Sur les pas de Simenon, éd. La Dérive, 2003.
  • Sens interdits  in Nouvelles au plurielle, éd. Editinter, 2004.
  • L'Écharde du silence, éd. du Rocher, 2004 – Prix Prométhée de la nouvelle.
  • Zéro, le monde, Collection Roman ados, éd. Thierry Magnier, 2005.
  • Femme vacante (roman), Pleine page, 2007.
  • En quête de Job, éd. Zorba, Livre DVD, 2009.
  • Le fils prodigue, éd. Atelier In8, Nouvelle, 2011.
  • Les filles d'Eve, éd. Atelier In8, Nouvelle, 2012.
  • Le vase où meurt cette verveine, éd. Belfond, 2012.

Ainsi que des textes dans les revues Brèves, Décharge, Sol'Air, Poésie Première, Nouvelle Donne, L'Encrier renversé, L'Ours Polar.

 

« Je voudrais vous parler de Frédérique. Bien que d’elle on n’ait pas à parler. D’elle il suffit d’écouter battre le cœur. Un cœur généreux, douloureux et lucide. Dans ses histoires, que ce soit les nouvelles du recueil L’Écharde du silence comme dans les poèmes en vers ou en prose de ce bouleversant recueil de texte qu’est Papier du sang, ou dans son roman jeunesse, Zéro, le monde, tendre et sensible. Il suffit de la lire. Qu’elle nous dise la solitude :

La peau s’étire sous l’âge
Je rôde autour des maisons
Aucun seuil ne veut de moi

ou bien, la révolte, la passion de l’idéal :

Farouche, tel est mon nom
Je brûle de recréer le baiser
de la bouche nouvelle
l’étreinte du désincarné

(Papier du sang)

Parole vraie, illumination salvatrice. Ses nouvelles nous font entrer d’un coup, comme par une porte ouverte à la volée, dans un monde sans pitié, ce monde si quotidien qui est le nôtre pourtant, celui où nous vivons sans trop vouloir y croire… Celui des lettres envoyées jamais reçues, où l’amour ne sait pas se dire, mais où tout chuchote pourtant la passion. Celui du quotidien que l’on supporte et contre lequel un jour on se rebelle, parce qu’il vous déshumanise ou vous tue. A moins que le désespoir ne vous fasse tout quitter, avec le chat pour tout bagage. Un monde que nous savions dur et tendre, mais que nous n’avions jamais ressenti comme ça. Pelé à vif. Tout n’y est pas noir, loin de là, l’humour éclaire la scène, coup de projecteur sur nos faiblesses humaines et tout resplendit. C’est sa manière à elle de dire sa tendresse, pudique et sincère. C’est que Frédérique parle pour dire. Uniquement. Et ce faisant, elle n’a pas son pareil pour soulager la blessure de nos vies, d’un geste rapide, d’une main légère et aimante de grande sœur, faisant oublier un instant la piqûre de cette terrible « écharde du silence qui nous tient tous séparés. »

Magali Duru

Liens :

Papier du sang

Le site personnel de Frédérique Martin


 

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